Chroniques

Otage…de cette fatale boulimie


Cher Sénégal,

Je te voie sombrer, et mon cœur en larmes, implore Dieu de te sauver. Comment en es-tu arrivé la ? Toi, célèbre par ton humanité, ta chaleur humaine, ta paix, ton tèranga, tu portes aujourd’hui, en ton sein, les graines du mal qui commencent inéluctablement à pousser. Ses fleurs, tel un poison, tuent, à petit feu, cette quiétude qui nous était légendaire.

Sénégal,
Combien de Saints, d’érudits, portes tu en ton sein ? Sous tes terres, dorment, du dernier sommeil, des amis de Dieu. Ces mêmes amis de Dieu qui nous manquent si mal aujourd’hui. Ces amis de Dieu dont on aurait aimé encore entendre la voix, écouter leur conseils véridiques. Oui, des vérités qui transcendent les générations. Oh oui, qu’ils nous manquent ! Aujourd’hui qu’ils sont partis, tu es devenu orphelin, livré à toi-même, livré à cette bataille impitoyables à laquelle se livrent certains de tes enfants, indignes, pour l’argent, la puissance, la gloire. Non, personne d’entre eux ne porte la voie de tes vrais enfants, de ceux qui t’aiment vraiment, de tes 13 000 000 de petits qui ne demandent qu’à vivre en paix.

Sénégal,

Si seulement nous, tes enfants, on avait conscience de la valeur de ce que nous avons, cette paix, nous ne nous laisserions jamais emporter par cet ouragan fait de cupidité, de soif du pouvoir, et de vengeance. Aujourd’hui, plus que jamais, tous les masques sont tombés. Ceux qui étaient supposés s’unir se sont dispersés, brisant le peu d’espoir qui restaient en ceux qui ont toujours cru en eux. Non, tes enfants ne doivent pas accepter qu’on te prenne en otage pour des intérêts personnels. Tu ne dois être la propriété privée de quiconque. Tu nous appartiens à nous tous. Chacun de tes enfants doit se lever et oser dire NON à tous ces opportunistes qui commencent à venir de partout, espérant avoir une part du gâteau qu’ils veulent faire de toi.

Sénégal,

Moi, ton enfant, je n’ai que ma plume pour dénoncer, et je le ferais, aussi longtemps que Dieu me donnera ne serait-ce qu’un seul souffle. Je prie, au plus profond de mon être, que chacun de tes enfant ait le courage de dire NON, à sa façon, de se battre à sa façon, de te protéger à sa façon, de dénoncer a sa façon. Je n’ai pas envie de devoir enfermer mes enfants au fond d’un placard par peur de la mort. Je n’ai pas envie de perdre le sommeil par peur de la mort. Je n’ai pas envie de pleurer des êtres chers victimes de cette folie meurtrière qui nous guette. Je n’ai pas envie de fuir mon pays par peur de la mort. Je n’ai pas envie de voir mes rêves se briser, de voir le peu que j’ai réussi à construire durant mes vingt-huit années d’existence partir en fumée. Je n’ai pas envie de voir ma vie, celle de mon mari, de mes enfants, de mes parents, de mes 13 000 000 de frères et mes sœurs SENEGALAIS détruite.

Sénégal,

J’ai peur, quand je voie des scènes dignes d’une fiction américaine se passer sur tes terres. Quand je voie les images de ce scenario tristement scandaleux si banalises sur nos écrans, je me dis que nous ne mesurons pas vraiment la gravité de la situation. Il s’est quand même agi de coups de feu, d’échanges de tirs, d’attaque armée, de mort d’homme ! Nous sommes tous coupables, nous sommes tous responsables. Chacun doit avoir le courage de se battre à sa manière, sans violence. Ceux qui doivent faire passer les messages et les informations devront le faire avec responsabilités. Oui, les medias joueront un rôle essentiel dans la préservation de cette paix, eux seuls pourront désamorcer cette bombe ou la faire exploser. Ils devront traiter avec délicatesse les informations à diffuser.

Sénégal,

Je finirai en priant, et, en invitant tous ceux qui parcourront ces lignes, à en faire autant. Je prie pour que tu sortes de ce tournant important de ton histoire indemne, sans blessure aucune et qu’après, tu deviennes encore plus fort. Je prie que tes enfants retrouvent la sérénité.

Qu’ALLAH t’accompagne. Nous t’aimons très fort.

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