Macky
Chroniques

A Vous, Monsieur le NOUVEAU Président…

Monsieur le Président,
Au soir du 25 mars, vous avez uni votre destin à celui de tous les Sénégalais : Hommes, femmes et enfants. Au soir du 25 mars, votre vie a pris une tournure fabuleuse, surprenante pour certains, logique pour d’autres. Au soir du 25 mars, des milliers de personnes, hommes, femmes, enfants, ont laissé exploser leur joie, expression d’un soulagement, d’une lueur d’ombre dans le tunnel sombre qu’était leur vie ; expression d’un espoir jusqu’alors perdu. L’étau, autour de leur cœur, de leur être, de leur esprit, de leur vie s’est desserré, nettement desserré. Le pauvre a jubilé, l’ancien riche a jubilé, le nouveau riche, a lui, pleuré. Il a dû pleurer de regret, et de remords, comme ont pleuré d’amertume, et de colère, la mère, l’épouse, les enfants de Malick Ba. Il a pleuré comme ont pleuré la mère, l’épouse et les filles de Mamadou DIOP, et de tous ceux qui ont péri, sous les laves de la violence. Ceux-là, ne devraient être jamais, non, JAMAIS oubliés. Leur mort n’a pas été vaine.
Aujourd’hui, des millions de gens ont placé l’espoir de toute leur vie en vous. Des jeunes désabusés, des pères de famille désorientés, des mères de famille désespérés, des élèves révoltés, des étudiants en colère, des artisans délaissés, des pêcheurs oubliés, des agriculteurs ignorés, des médecins mécontents, des enseignants désengagés, des ménages appauvris, qui ne demandent qu’une chose : que l’ordre normal des choses soit rétabli. Votre défi, en tant que dirigeant, père de la nation, leader, sera de perpétuer cette flamme qui s’est rallumée. Cet espoir perdu, qui renait, peu à peu, des cendres de la première alternance. Votre défi, ce sera de concrétiser ces rêves, de pouvoir placer, en chacun de nous, la conviction que ce pays peut aller de l’avant, et ira de l’avant. Votre défi, ce sera de nous faire oublier, petit à petit, mais, surement, les traumatismes subis par la virulence, l’arrogance, et même la douleur psychologique de l’ancien système. Votre défi, en tant que 4eme président du Sénégal, sera de replacer en chacun de nous la fierté d’être Sénégalais, la fierté de faire partie d’une patrie qui se respecte. Votre défi sera de combattre le laxisme permanent de l’ « ensemble Sénégalais ». Votre défi sera de changer les mentalités, de restaurer les valeurs perdues, au fil du temps, au gré des difficultés de la vie. Plusieurs défis vous attendent, Monsieur le Président, et à la différence de votre prédécesseur, vous ne bénéficierez pas d’état de grâce ; le NTS est né, et j’ose espérer, au plus profond de mon être, que vous saurez satisfaire ses exigences, car, oui, le Nouveau Type de Sénégalais que nous sommes devenus, est très exigeant.
Monsieur le Président,
Peut-être, qu’un jour, tomberez –vous sur cette correspondance, on ne sait jamais. Sachez juste que si je prends le temps de me pencher sur un papier blanc, afin de le noircir avec ma plume, c’est dans l’espoir de toucher votre sensibilité, et de mettre en évidence tout cet espoir et cette confiance que nous tous plaçons en vous. Je suis sure que vous en êtes conscient, et, j’espère que vos épaules seront assez fortes pour supporter le poids de votre héritage. J’ai décrié, plusieurs fois, à travers ces mêmes lignes, les agissements de l’ancien système. J’ai été souvent triste, très souvent en colère, trop souvent révoltée, mais, je n’avais que ma plume, à travers laquelle transparaissaient mes émotions. Ces morts m’ont révoltée, cette violence m’a attristée, ce laxisme m’a toujours désolée, cette misère m’a mise en colère, ces injustices m’ont toujours énervée, mais, au final, cette démocratie m’a rendue FIERE. Oui, au lendemain du 25 mars, j’ai été fière d’être Sénégalaise, j’ai été fière de nous savoir que la parole revenait au peuple. J’ai été fière de voir à quel point nous étions souverains, malgré, envers et contre tout. Monsieur le Président, vous devez être fier de vous parce que nous vous avons choisi sans contrainte aucune, vous avez été placé au fauteuil présidentiel par la volonté Divine et la Notre. Vous devez être fier car des milliers de pères de famille responsables, de mères de famille, de jeunes soucieux de leur avenir vous ont fait confiance. Cela n’a pas de prix. Tout ce que vous pourrez faire, pour leur renvoyer l’ascenseur, c’est mériter cette confiance, et, éviter les erreurs de l’ancien système. Monsieur le président, je vous en conjure, évitez à tout prix : l’ostentation, l’arrogance, la corruption, la démagogie, le népotisme, et surtout, la non transparence, servez, et ne vous servez pas, comme vous l’avez-vous vous-même dit. Nous attendons tous de vous un autre Sénégal, un Nouveau Sénégal. Un Sénégal où il fait bon vivre, un Sénégal où personne ne cherchera, encore, et encore, la queue du diable. Nous attendons tous de vous un Sénégal où la sacralité des institutions ne sera plus bafouée, à commencer par vous. Nous voulons que nos enfants apprennent par cœur le nom de tous les ministres, comme nous, étant jeunes, avant 2 000. Nous voulons ce président « mystérieux », qui ne parle, et ne sort que quand c’est nécessaire. Nous voulons un Président simple, ouvert, intègre, soucieux du devenir de ces millions de compatriotes.
Monsieur le président,
Le chemin parait rude, long, difficile, mais, avec l’aide de Dieu, avec de nobles intentions, vous y arriverez Inchaa ALLAH ! Je vous le souhaite, je Nous le souhaite, sincèrement.

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