Chroniques

A mes petits anges, Maman vous aime…

Mon bébé,
Quand je te regarde, je voie la vie, je voie l’amour, je voie l’innocence…innocence ! Ce sourire si attachant, qui me rafraichis le cœur, met du soleil dans ma vie, me berce l’âme. Je te regarde, et je sais que mon amour pour toi est infini, aimer à vie, aimer à mort, aimer pour toujours, toi, la chair de ma chair, l’âme de mon âme, toi qui est venue, toi, grâce à qui, j’ai trouvé le vrai but de ma vie. Etre ta mère, te chérir, te protéger, te consoler, t’aimer, chaque jour, chaque minute, chaque souffle de ma vie, jusqu’à mon dernier souffle.
Tu sais, mon amour, je te regarde dans les yeux, je pense à la vie, à sa traitrise, et je vois ton regard limpide, si innocent, curieux, je te souris, tu me souris, et je pleure, en silence. Mon cœur se serre d’émotion, je revois ma vie, celle des autres, et je me demande si la tienne t’épargnera, je me dis, peut-être que oui, peut-être que non, et là, je ne retiens plus mes larmes.
Tu sais, mon enfant, avant, les gens étaient simples, honnêtes, sincères, intègres, dignes, solidaires. Ils avaient un sens fort des responsabilités, de l’honneur, des valeurs. Ils entretenaient les liens familiaux, ils se soutenaient, se disaient la vérité, s’entraidaient. Les éducateurs éduquaient leurs élèves, les mettaient sur le droit chemin, les ouztaz prodiguaient le savoir coranique de façon rigoureuse à leur talibés, et ces derniers ne trainaient pas jusque tard soir.
Maintenant, les choses ont changé, mon enfant, dans le monde qui a « évolué », tout s’est « dégradé ». Les choses qui font l’Homme ont complètement disparu et ont laissé place aux choses qui défont l’Homme, ou, pire, qui, à la longue, déferont l’humanité toute entière. Malheureusement, mon enfant, tu es née à une époque où le monde est en pleine crise d’adolescence. Les Hommes veulent se défaire de toutes les règles que notre créateur leur a posées et ils courent inéluctablement à leur perte. Ils renoncent à leur statut d’hommes ou de femmes, se lient à leur semblables, et, le plus triste, adoptent un enfant, qui lui, croira que c’est cela la vie normale. Lui, et ses camarades, leur maitre et parents leur disent que ce n’est pas bien de « juger » ces gens là, qu’ils sont normaux, et que, sinon, ils seront « homophobes ». Ce terme, on a aujourd’hui l’impression qu’il est pire que « raciste » ou « xénophobe ». Il y en a d’autres qui se suicident pour un oui ou pour un non, parce qu’ils ont perdu quelque chose de fondamentale : la foi.
Les gens, mon enfant, sont devenus superficiels, faux, malhonnêtes, hypocrites, sans aucune dignité, opportunistes, égoïstes, corrompus. Les éducateurs enceintent leurs élèves, les ouztaz violent leurs talibés. Ces derniers trainent, pitoyables, quémandent, tard dans la nuit, et, qui sait, quel vicieux ont-ils encore rencontré ? Les parents, quant à eux, ont démissionné, submergés par leur quotidien lourd, difficile, tenant à peine un bout, ils cherchent l’autre, avant même de penser à les joindre. Ce qui, à la longue, fait des enfants désorientés, sans aucun repère, que tu rencontreras surement.
Il va falloir compter que sur toi-même et tes parents qui t’aimeront toujours. Tu feras la rencontre d’hommes qui te mentiront pour que tu les aimes, dans l’espoir de profiter de toi, tu souffriras, mais, il le faut, pour que tu grandisses, et, ne t’inquiètes pas, tu en sortiras plus forte. Tu auras des amis que tu aimeras très fort et qui, un jour, te trahiront, tu souffriras, mais, tu en sortiras plus mature. Tu rencontreras des patrons qui ne respecteront pas leurs engagements ou qui abuseront de leur pouvoir, des collègues qui te souriront et qui n’hésiteront jamais à te planter un couteau dans le dos. Tu auras des camarades qui t’envieront, tu essuieras des humiliations, des frustrations, des larmes, mais, c’est ça aussi la vie. Et, comme le monde est petit, tu rencontreras des cousins, cousines que tu ne connaissais pas.
Et, un jour, tu rencontreras un homme, qui s’appellera « l’homme de ta vie », tu l’aimeras comme tu n’as jamais aimé personne ou, tu te marieras parce que « c’est le moment » mais, mon enfant, promets moi de ne jamais faire cette erreur. Tôt ou tard, tu le regretteras car, mon amour, le mariage est si profond, si lourd que tu ne pourras le partager qu’avec quelqu’un que tu aimes. Et, si c’est le cas, que Dieu te cède le meilleur des maris car, ton bonheur ne doit dépendre, et ne dépendra que de lui. Il sera le père des tes enfants, de mes petits enfants, il faudra qu’il soit exemplaire pour que toi, tu sois épanouie. Et toi, inchala, tu auras aussi des enfants, et là, mon bébé, tu comprendras cet amour, cet « acharnement », ces punitions, ces cris, ces sacrifices dont tu n’avais pas conscience parce que tu n’étais qu’une enfant. Tu connaitras toi aussi des nuits blanches, des couches, des tétés, des pleurs, des sourires, des éclats de rire, chaque fois que ton enfant franchira une étape, ça sera pour toi une magie, et c’est là que tu connaitras le vrai bonheur. Il te rendra heureuse comme tu m’as rendue heureuse. Tu lui diras les mots que je t’ai dits : « je t’aime toi » avec un sourire radieux, un cœur gonflé de bonheur, des yeux pétillants. Je serais ton bouclier, mon amour, et ton papa et moi, te protègerons et t’aimerons jusqu’à notre dernier souffle, et même au-delà. Puisse Dieu nous donner longue vie, et à toi aussi, pour que nous te voyions traverser la tienne, être à tes cotes, te guider et tout partager avec toi. Qu’il te donne longue vie à toi aussi mon amour. Merci d’exister.

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