Chroniques

Dien n’épargne personne… Koulou nafsin za-iqatou lmawt, toute âme goutera à la mort …

Dieu n’épargne personne, ni toi, ni moi, ni le pauvre, ni le riche, ni l’époux ou l’épouse d’autrui, ni le nouveau né, la fille, de fils de…ni le collègue, ni l’ami, personne…. Certes, il a bien voulu nous amener sur terre, mais, un jour, sous terre nous partirons, laissant derrière nous tout ce que nous avons pu construire, tout ce que nous avons pu économiser, tout ce que nous avons pu aimer et, tous ceux que nous avons aimés. Pour certains, ce sera l’argent, la puissance, la gloire, l’ostentation, le pouvoir, la vie, pour d’autres, ce sera…Rien ! Ces derniers partiront tranquilles, car n’aimant ni l’argent, ni la gloire, ni l’ostentation, ni la puissance, ni la vie même. Ils ne regretteront rien, sauf, ceux qu’ils ont aimés mais, seront rassurés, car sauront que ces derniers prieront pour eux, car l’ayant aimé pour lui, pour sa personne.
Dieu il rappelle à lui qui il veut, quand il veut, ou il veut ! Et quand il veut, tout le monde pers ! Il est le propriétaire exclusif du KOUN FA YAKOUN ! Il nous réveille en plein sommeil, en nous arrachant un être cher, sans crier gare, sans avertir ! Et là, on sent sa puissance. On la sent tellement ! Et notre impuissance qu’on ressent très profondément, la met, cette puissance, plus en évidence ! On frissonne, nos idées se décousent, nos pensées deviennent floues, notre cœur palpite, et tout devient, d’un coup, incompréhensible, incroyable. On ne comprend pas, on n’y croit pas! On accepte la volonté divine sans oser lui demander des comptes, et d’ailleurs, le très haut n’a pas à nous en donner, car c’est lui notre créateur.
Sommes-nous vraiment conscients de qui nous sommes, de quoi nous sommes ? Apparemment, non !!! Nous ne le sommes pas, car, si nos l’étions, nous aurions cessé de nous battre pour des bassesses de la vie que nous considérons comme des honneurs ! Nous ne sommes RIEN ! A n’importe quel moment, Mawti peut nous prendre notre âme, et là, qu’est ce qui restera ? Une enveloppe qui sera à son tour enveloppée et ensevelie à des pieds sous terre ? Qui verrons nous ? Personne à part les deux anges qui viendront nous questionner ! Et là, il faudra rendre des comptes. Nos biens partirons, nos parents, nos amis, tous, quand ils nous mettrons sous terre, bâcleront le Fatiha et les 11 likhlass à des exceptions près, et nous tourneront le dos. Et, comme Dieu est bon, il effacera la douleur de notre mort petit à petit. Donc, petit à petit, les gens nous oublieront. Ils auront des pensées pieuses à notre égard, mais, continueront à vivre, eux. Si nous avons de la chance, si nous auront laissé derrière nous des amis loyaux et si, nous en avions choisi des bons, pieux, croyants, une épouse, des enfants que nous avons su éduquer dans la piète, ils prieront pour nous, et, croyez le, nous en aurons bien besoin. Nos parents se distribueront NOS biens, ceux pourquoi nous avons peut-être volé, triché, menti, ceux pourquoi, nous nous sommes sacrifiés. Avec de la chance, ils respecteront notre mémoire et utiliseront ces biens, dans le bien, si, bien sûr, ils ont été éduqués dans ce sens, sinon, nous passeront notre temps à nous retourner dans notre tombe car nos biens seront utilisés à mauvais escient. Nous n’aurons comme seul compagnon, le vrai, le loyal, que nous même avons fabriqué, nos actes ! Ils nous suivront, là ou nous iront mais resteront aussi sur terre car ils seront l’objet de tous les témoignages. Si ils étaient biens, ce sera tout à notre honneur, s’ils étaient mal, on regrettera, et, notre seul souhait, sera de revenir sur terre et de tout réparer. Et, sil il y a un endroit ou les regrets ou les remords n’ont pas de place, c’est bien l’au-delà.
L’homme, de toute évidence, oublie vite, mais Dieu, dans sa grandeur, et sa noblesse, n’accepte pas qu’on l’oublie. La vie n’est rien, elle vaut la peine d’être vécue certes, mais, dans le bien. Elle ne vaut pas la peine de s’entretuer, de se médire, de se quereller, car tout est futilité. TOUT ! Au contraire, il faut s’aimer, s’entraider. Arrêtons de faire les sourds-mieux aux feux rouges quand un pauvre mendiant demande la charité, arrêtons de crier sur des pauvres enfants talibés, même si on considère qu’ils sont mal élevés car ils ont assez à souffrir dans leur Dahra. Arrêtons de dire des méchancetés sur les gens, d’inventer, de trahir, de tricher, de profiter de certaines occasions pour s’enrichir et appauvrir nos prochains, d’être opportuniste, car, un jour, ça peut être n’importe quand, l’ange de la mort nous rendra visite, et, ce sui est certain, c’est qu’il ne repartira jamais sans nous. Dieu nous a dit « La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour dernier, aux Anges, au Livre et aux prophètes, de donner de son bien, quelqu’amour qu’on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l’aide et pour délier les jougs, d’accomplir la Salat et d’acquitter la Zakat. Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu’ils se sont engagés, ceux qui sont endurants dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux ! »

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